
De nombreux peuples d'Afrique occidentale confectionnent, parallèlement aux masques de bois, des costumes de danse en feuilles ou en fibres végétales. Compte tenu de leur fragilité, ces masques végétaux ont rarement été collectés pour les musées : celui de Dakar a la chance de disposer d'un Kumpo diola dont le porteur, en un mouvement tournant, soulevait la masse de feuillage, donnant à son masque un caractère monumental exceptionnel. Le Kumpo est entièrement constitué de feuilles ou de fibres qui enveloppent totalement le danseur, le faisant disparaître derrière une entité monumentale. Ses danses énergiques et nocturnes ont pour but de chasser les sorciers, les Kussau. Il serait, d'après la tradition orale des Diola, d'origine bagnun.